La forêt de Ziama victime d’incendie: le Conseil des Ministres se saisit du dossier.

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Mieux vaut tard que jamais ! L’alerte lancée, suite à l’incendie qui a consumé une frange importante de la forêt primaire  et  humide de Ziama, commence à avoir des échos retentissants et favorables, en témoigne cet extrait du communiqué du Conseil des Ministres du jeudi, 17 février 2022 qui a évoqué le sujet et donné des directives à Mme la Ministre de l’Environnement.

Le communiqué stipule que  » la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable a porté à l’attention du Conseil des informations relatives aux incendies qui ont touchées la forêt de ZIAMA dans la région de Nzérékoré dont les origines sont domestiques. Elle a informé que celles-ci sont sous contrôles grâces aux concours des agents conservateurs de la forêt en lien avec les communautés. Elle a obtenu du Conseil, l’autorisation de faire une visite de terrain afin de s’enquérir de la situation des forets. Une visite qui est en cours dans la région forestière. Les Ministres en charge de la Sécurité et de l’Administration du Territoire ont offert leur soutien au Ministre de l’Environnement et du Développement Durable » . Fin de citation.

Des échos favorables à notre cri de cœur, lorsque des feux d’origine inconnue se sont déclarés dans la forêt classée de Ziama, située à Sérédou, dans la préfecture de Macenta, en Guinée-Forestière. Ces feux, aujourd’hui « maîtrisés » s’étaient, on se le rappel, propagés sur ce poumon écologique, pendant trois jours, sous l’œil impuissant des autorités et des populations locales. Heureusement que ces dernières, avec les moyens de bord, ont réussi à stopper les ravages.

Désignée comme réserve naturelle en 1932 et approuvée par l’UNESCO en 1980, la forêt de Ziama en souffrance depuis plusieurs années, vient donc à nouveau d’être mise à rude épreuve.

Pour mémoire, la Directrice du Centre Forestier de N’zérékoré, avait annoncée que « l’incendie avait été  maitrisé, grâce aux efforts des habitants des villages riverains ». La Directrice ajoutait à juste titre que « c’est la zone savanicole de la forêt qui surplombe Sérédou qui a été touchée par les feux, en provenance des savanes de la sous-préfecture de Kouankan (Macenta) ».

Il va falloir donc cartographier les lieux pour évaluer correctement l’étendu des dégâts afin d’envisager les solutions adéquates. Cette triste actualité devrait remettre la gestion et la préservation des forêts et par extension, du capital naturel guinéen au devant de la scène afin d’éviter des surprises à l’avenir. Ne dit-on pas que  « Gouverner, c’est prévoir » ?
Ibrahim ahmed BARRY, Expert Senior,  Journaliste consultant Guinée.

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